Maroc 2019-2020

12 décembre 2019

"Les européens ont l'heure, les marocains ont le temps!"

La traversée pour le Maroc s'est très bien passée, beau temps, mer assez calme, bon vent...
Ce fut l'occasion de faire un peu de géographie avec Joshua! et de rencontrer une chouette famille, Clémentine et ses deux filles, Mélina et Alice.
Nous étions tout content car nous somes entrés dans le bateau les derniers, et qui dit dernier entré dit aussi...premier sorti, non? Hé bien détrompez-vous, pas toujours!!!
Certes, nous sommes bien sortis dans les premiers du bateau, mais ensuite il a fallu passer au scanner, là tout va bien, tout le monde a fait une belle queue à la suisse. Puis il a fallu passer la douane...et c'est là qu'il nous a fallu abandonner toute logique suisse, prendre patience et garder le sourire... Là, plus de queue, et une logique qui nous a échappée...
...et, deux heures après l'accostage, nous avons pu quitter le port, en tout dernier!!!
Mais nous avons le temps...

Bonjour Maroc, comme nous sommes contents!!!
15 décembre 2019

Chefchaouen

Après s'être fait balader dans la médina de Tétouan (hé oui! on a perdu la main en 8 ans!!! on s'est fait eu comme des...débutants!), nous avons pris une magnifique route qui nous a menés à travers le Rif le long de l'Oued Laou jusqu'à Chefchaouen.
Là nous nous sommes installés au camping, repos pour Joshua et Solange dont les estomacs devaient s'adapter au Maroc, et hammam pour Ben. L'occasion aussi de rencontrer la sympathique petite famille voyageuse "4 roues et 5 roux" et de profiter de faire la fête autour de pop corn, marshmallows et grillades!

Aujourd'hui, nous nous sommes (pas fait!!!) balladés dans la médina bleue...
Allez, un tout petit peu d'histoire! De son nom d'origine, Chaouen, qui signifie "sommets", en référence aux montagnes du Rif qui l'encerlent, et appelée aussi aujourd'hui Chefchaouen, "regarde les pics", cette ville mêle des influences andalouses et marocaines. Le bleu pâle qui recouvre les habitations, si typique aujourd'hui, fut introduit dans les années 1930 par la population juive, pour remplacer le vert des fenêtres et des portes, couleur traditionnelle de l'Islam.
C'est chouette car Joshua, qui entre facilement en contact, va facilement vers les autres enfants, dans la rue ou sur les places de jeux, et cela crée un rapport sympathique avec les enfants comme les parents d'ici!

Mais, malgré tout l'intérêt que chaque médina, chaque ville, peut présenter, de part sa beauté, son architecture, son ambiance, pour nous le mot d'ordre est "avec modération"! Hé oui, nous connaissons nos limites...
18 décembre 2019

Azrou, la nostalgie de la neige...

Ce mardi 17, en route vers le sud, direction le désert...
La pluie et le froid s'étaient donnés rendez-vous ce jour-là dans toute la région. Notre route passait de toute façon par le Moyen Atlas, Azrou, Ifrane, des villages d'altitude.
Ni une ni deux, nous avons décidé d'aller voir la neige! Ce n'est quand même pas quelques flocons qui allaient nous arrêter, non!?!
Mais nous avons vite été arrêtés dans notre élan...Toutes les routes étaient bouchées, fermées, c'était pire qu'un premier jour de neige à Genève!!! Arrivés à une route fermée, nous hésitions à déclarer forfait, quand par chance des tchèques, eux aussi à bord d'un 4x4, sont arrivés à ce barrage. Nous avons décidé de tenter notre chance par des petites routes de traverse, à deux véhicules pour plus de sécurité (et au cas où, nous étions parés pour quelques jours...)!
Après bien des détours et des haltes, nous avons réussi à atteindre Azrou (1700 mètres d'altitude), heureux, tout fous d'être dans ces paysages de neige magnifiques, féériques et tellement improbables!
Nous avons pu atteindre, encore une fois par des détours, le Cèdre Gouraud, un site tout ce qu'il y a de plus touristique en temps normal, mais désert ce jour-là, excepté un bus de hollandais qui s'est fait surprendre par la neige et qui était bloqué là (sans 4x4), ainsi que le gardien du lieu. Et des macaques!!! Une colonie vit ici. Attirant les touristes... En temps normal ce site est terriblement touristique. Mais ce jour-là c'était...féérique!
Ce matin du 18 décembre, grand soleil, calme, neige... Et toujours que nous, puisque les routes sont toujours bloquées! Nous avons profité de la présence d'un guide à cheval pour aller faire une jolie promenade dans la forêt de cèdres environnante (l'occasion pour Ben et Solange de pouvoir un peu marcher, pour Joshua de faire une promenade à cheval, et pour le guide d'avoir un peu de travail ce jour-là!). Nouvelle occasion de regretter un petit moment (allez, tout petit!) le grand leste au moment de notre départ...nous avons laissé nos raquettes dans le container!
Puis nous avons fini la journée autour d'une bonne fondue (merci collègues de Ben!!!) au feu de bois. L'occasion rêvée, non?!?
Le soleil est à nouveau au rendez-vous pour les prochains jours, et comme il tape fort, le neige ne restera pas bien longtemps... Cette petite parenthèse a été parfaite pour nous, l'occasion de voir quand même la neige, de découvrir un endroit dans lequel nous ne nous serions jamais attardés en temps normal, de se retrouver dans des paysages d'autant plus beaux qu'inattendus, ...et pour Ben de s'amuser avec son 4x4 (merci Patapon, tu nous a superbement amenés à bon port!).
Demain, direction le suuuuuud!
22 décembre 2019

Après la neige, direction les palmiers !

Après une traversée des belles gorges du Ziz, nous sommes arrivés dans la vallée du Ziz, où l'oued éponyme apporte la vie aux oasis de cette vallée, jusqu'à Merzouga.
Il s'agit d'une magnifique palmeraie cernée de falaises striées datant de l'époque jurassique. Le contraste entre le vert et la fraîcheur de la palmeraie et l'aridité autour est impressionnant.
Nous avons séjourné dans un petit camping familial, le camping Hakkou, très sympas (avis aux amateurs!), où nous avons d'ailleurs pu prendre quelques idées pour notre futur projet ! Après du repos, des lessives, et un grand ménage de Patapon, nous avons encore eu l'occasion de découvrir la palmeraie avec Ahmad, et d'apprendre plein de choses sur la palmeraie, les dattes, et la vie ici.
En partant, un petit arrêt à Aoufous, une petite ville toute tranquille où nous avons fait notre marché au souk et mangé un délicieux tajine (avec des frites pour Joshua, bien sûr!), nous a conforté dans notre sentiment : nous nous sentons bien au Maroc, oui ! mais les lieux touristiques ne sont pas pour nous !!! Nous en ressortons lessivés, frustrés, stressés. Alors que dans des lieux plus anonymes, tout est calme et agréable.
23 décembre 2019

Objectif : fossiles

La région s'y prêtant bien, nous nous sommes rendus dans un magnifique endroit pour chercher des fossiles, Gara Medouar. Il s'agit d'une formation géologique calcaire en forme de fer à cheval qui s'élève à 50 m au-dessus du désert. Ca a été une citadelle, puis un barrage y a été construit, et des esclaves y ont aussi été vendus (si vous voulez en savoir plus, wikipedia!).
Le décors et le calme y sont époustouflants !!!!
Nous avons, bien entendu, rencontré un vendeur de fossiles, Ali Nomade, qui s'est avéré être très sympas, pas insistant, et qui nous a même aidés à chercher des fossiles, et donné des explications. Ce fut alors un plaisir de lui acheter un fossile (mais chut ! c'est une suprise pour Joshua pour Noël!!!). Nous avons passé une chouette fin de journée avec lui dans ce paysage grandiose, partageant un thé berbère à la suisse... ! Verdict de sa part : « un vrai whisky berbère !!! ». Hum...dans le doute, je lui ai demandé ce que cela voulait dire... Ouf ! C'était positif !
La nuit s'annonçait plutôt bien... Mais ce ne fut vraiment pas le cas !!! Est-ce le passé de ce lieu, l'appréhension de Solange dans un lieu si isolé, ou les multiples réveils de Joshua qui avait mal au ventre ? Peut-être un peu de tout cela... Bref, nous étions contents que le jour se lève...
Mais notre recherche de fossiles a été reportée à une autre fois, car Joshua était malade, fièvre, diarhée... Repos le matin, et direction Merzouga pour trouver un lieu où fêter Noël (Joshua attend avec impatience de décorer son sapin, le bus, voire les palmiers alentours!)...
25 décembre 2019

Noël aux portes du désert

Nous avons trouvé une supere auberge camping dans Merzouga, où on est aux petits soins, "La Gazelle bleue"!
Dès le matin, Joshua n'a pas manqué de décorer son sapin et un arbre de Noël, histoire de préparer le terrain pour le Père Noël, et de fêter dignement cet événement tant attendu...
Nous avons partagé le réveillon autour d'une grande tablée garnie d'un délicieux couscous avec d'autres amis voyageurs. Ce fut un très chouette réveillon!
Ici, au Maroc, aucune effervescence commerciale autour des fêtes, on est tranquilles! Mais pas non plus cette belle ambiance feutrée et douce de Noël...
Juste une petite envie pour certains de se retrouver pour fêter un chouïa...
On se demandait si le Père Noël nous trouverait, si loin au chaud... Hé oui! il n'a pas failli à sa réputation, et nous a trouvés! Il a même ouvert notre lanterneau, et déposé des petits présents, après avoir mangé et bu ce que nous avions laissé pour lui et ses rennes (ou ses dromadaires?).
1 janvier 2020

BONNE ANNEE 2020

5 janvier 2020

Immersion dans l'Erg Chebi

Nous sommes donc restés à Merzouga, au pieds des dunes de l'Erg Chebi durant deux semaines.
Ces dunes, qui s'étendent sur envrion 30 km de long et qui bordent la frontière algérienne, nous font sentir dans le désert...
Mais c'est aussi un haut lieu touristique, et autour des dromadaires il y a aussi des spécimens plus bruyants et moins sympathiques, les quads, motos et 4x4 qui sillonnent les dunes...
Cette halte a été l'occasion de nous immerger dans ce lieu, de fêter le réveillon avec des amis voyageurs, le Nouvel An avec d'autres familles voyageuses, de voir Laila et sa famille (amie de Genève, moitié marocaine, qui passe 2 mois ici), de faire du dromadaire avec Sacha (le filleul de Solange) comme chamelier, et de rencontrer d'autres voyageurs.
Avant de nous lancer sur la piste dans le désert, nous avons testé Patapon autour de l'Erg Chebi. Résultat: Patapon est nickel sur les pistes, mais pas dans les dunes!!! Là, c'est ensuite à nous de l'aider en pellant...!
Voici 3 petites videos lors d'un mini plantage dans le sable... Non, nous n'avons pas peur du ridicule, même si là en l'occurence nous l'avons bien cherché en voulant tester différentes textures sous les roues de Patapon...
5 janvier 2020

A la recherche de roses des sables

Hier, nous sommes partis en expédition avec Laila, Sacha, Elisa et Hicham (ami de Laila, de Merzouga). Nous sommes tous montés dans Patapon, qui nous a vaillamment transportés à travers des pistes au fin fond du désert de pierres, à la limite de la frontière algérienne.
Hicham nous a fait découvrir des paysages magnifiques, alternant entre des petites dunettes de sable, du désert de pierres noires, puis plus claires, des oasis abandonnées, des petits campements de nomades, la vue du plateau algérien qui se rapprochait de plus en plus, avant d'arriver à un "secret spot" rempli de petites roses des sables. Incroyable!!! Il suffisait de se baisser pour en trouver!
Pour Joshua, ces roses des sables sont le summum, la représentation qu'il se fait du désert, le meilleur souvenir qu'il peut en ramener. Quelle chance! Il ne nous reste plus qu'à les bichonner, en les trempant dans du coca cola, puis en les rinçant et enfin en les nettoyant avec une brosse à dents...
11 janvier 2020

Les gazelles du désert...

Par une belle journée au camping de Merzouga, moitié fortuitement, moitié organisé, nous avons rencontré 4 gros camions qui voulaient eux aussi prendre la piste du désert entre Merzouga et Zagora (environ 250 km). Et comme on est mieux à deux, voire plus, que seul sur les pistes, nous avons décidé de prendre la piste ensemble. Et pour nous, petit Patapon, plus de risque, avec nos grands et gros amis...qu'une dune nous provoque, et on les appelle à la rescousse  !!!
Un cocktail de nationalités s'est donc mis en route : français, suisses, australiens mais allemands et australiens mais écossais, à la queue leu leu. Les différents rythmes nous ont séparés, pour nous recroiser et nous retrouver plus loin... Nous avons finalement fait la majorité de la piste principalement avec la famille Toutencamion, Stéphanie, Claude, Alice et Olivia, avec qui nous avons partagé des beaux moments, traversant des paysages magnifiques, très variés (sable, cailloux noirs, rouges, jaunes, montagne, désert, oasis), trouvant de superbes bivouacs, partageant même nos microbes qui nous ont allongés presque chacun à notre tour pour quelques heures...
Les militaires, qui veillent tout au long de la frontière algérienne, que notre piste longeait, sont très présents (postes et visites nocturnes), mais ils sont aussi très aimables et bienveillants. Finalement, rassurants.
Ce fut une belle piste, agrémentée d'une très chouette rencontre avec les Toutencamion !
Le retour en ville à Zagora a presque été bizarre après ce calme et ces étendues toutes plus belles les unes que les autres.
Voici une petite video d'un passage que nous avons dû prendre pour contourner la sortie d'un oued pentu et bien ensablé que Patapon ne pouvait pas franchir.
Heureusement qu'il y avait cet autre passage!
La réalité était plus impressionante que la video!!!
14 janvier 2020

Les gravures rupestres de Foum Chenna

Aujourd'hui, petit saut dans le passé à Foum Chenna...
Ce site, situé au nord de Zagora, présente la plus grande concentration de gravures rupestres de la vallée du Moyen Draa. De plus, il contient le plus grand nombre d'inscriptions représentatives de l'écriture ancienne des amazighs.
Les figures, qui datent de la période libyco-berbère, sont essentiellement piquetées sur les parois verticales des falaises dominant la rive gauche de l’oued Foum Chenna. Elles représentent des figures humaines, des cavaliers, des chameaux, des bovinés, des félins, des autruches, des scorpions ?, un bison ?, des disques et des figures non identifiées. Des dalles présentent des scènes de la vie quotidienne (chasse aux félidés, combats aux javelots, etc.).
Nous avons pu voir beaucoup de scultpures, mais malheureusement des petits malins, très peu scrupuleux, se sont amusés à graver des images entre les sculptures réelles, certaines totalement décalées, et d'autres identiques aux vraies...
Pour en savoir plus sur ce site archéologique, voilà le lien d'une petite video bien faite: https://www.youtube.com/watch?v=WP6TXCB6NmA
16 janvier 2020

Quand on entre dans un garage...

...on ne sait pas quand et comment on en ressort!
Nous avons profité d'être à Zagora, où des garagistes ont bonne réputation, pour faire ce qu'il y avait à faire sur Patapon...
Tout d'abord, la vidange. Puis Ben s'est dit qu'il serait peut-être bien de rajouter une lame de suspension pour renforcer le dessous de la cabine.
Bien nous en a pris!!! car au démontage, le garagiste a alors constaté qu'une des lames principales était cassée et l'autre fendue! Un peu plus et attention à la casse, si possible en pleine piste dans le désert!!!
Notre petit saut d'un à deux jours devant chez Jaboud se prolonge, le temps que les lames arrivent de Casablanca... Inch Allah!
22 janvier 2020

En piste!

En attendant au garage à Zagora, nous avons rencontré "Papy et Mamy", qui eux aussi attendaient dans le garage voisin avec leur Iveco... Car ici, comme ailleurs sûrement, quand on entre dans un garage, la patience et la flexibilité sont de mise...!
Pour notre part, ça s'est bien passé, nous sommes contents du travail effectué, nous nous sentions presque comme chez nous, mais nous étions contents de pouvoir nous retrouver sur nos roues et repartir, et surtout sortir de la ville pour retrouver un peu de paisibilité...
Nous avons pris ensemble la piste entre Mhamid et Foumzguid, qui est vraiment belle, alternant des paysages de pierres, de sable, de grandes étendues... Avec une petite préférence pour le sable...
Ce fut beaucoup de plaisir, un chouette partage, avec un joli bivouac dans les dunes.
24 janvier 2020

Bain chaud grand luxe

On en avait entendu parler, et on l'a trouvée! Près de Fask.
Une source d'eau chaude, digne de ce nom (40° à la sortie), naturelle, au milieu de...rien!
Une piste pour y arriver, des bus et camions campant autour, des grandes étendues, des troupeaux de dromadaires qui passent, que demander de plus...?
Joshua et Benjamin s'en donnent à coeur joie! Trempette le matin, trempette à midi (ça c'est pour le plus motivé de tous!), trempette le soir...
27 janvier 2020

Cap sur la côte

Après les sources chaudes et un arrêt à Goulmim au souk, nous avons continué la route avec Papy et Mamy, direction la côte Atlantique, tout en haut de la Plage Blanche.
Nous avons trouvé un super endroit où bivouaquer, à Foum Assaka. C'est un lieu sauvage, avec comme décor un village abandonné, avant même d'avoir été habité. Des gens ont commencé à construire sans autorisation et tout a été bloqué. Ça fait un peu bizarre au début, puis on s'habitue...
Nous n'y croisons que quelques pêcheurs, quelques autres voyageurs et deux petits restaurants, dont un succulent , testé pour vous!!!
Nous aurions bien voulu rester quelques jours dans ce petit havre de paix sauvage, mais nous n'avions plus d'eau dans les réservoirs. Un retour à la civilisation s'imposait...
Nos avons quitté Papy et Mamy, avec qui nous avons passé quelques jours très agréables, les uns descendant au sud, les autres remontant vers le nord...
28 janvier 2020

Galère côtière...

Ce matin-là, nous étions donc à la recherche d'eau...
Nous avons remonté la côte vers le nord, en pensant nous arrêter dans un camping à Sidi Ifni. Mais lorsque nous avons vu les campings, non, c'était impossible d'envisager cela. Im-pos-sible !!!
Nous voilà bel et bien sur la côte ! Et bien loin des jolis petits campings que nous avons vus dans les terres. Ici, c'est un peu comme des parcs à camping cars, entassés les uns sur les autres.
Bienvenue !!!
Le moral commençait à descendre dans les chaussettes...
Heureusement nous avons pu faire de l'eau dans une station service, et échapper à ces horribles campings ! L'eau était non potable, mais nous avons un filtre, nous pouvions tenter le coup... Verdict le lendemain : beurk ! Même filtrée elle avait un sale goût ! Nous étions bons pour acheter nos premières bouteilles d'eau en plastique, jusqu'à ce que nous puissions à nouveau remplir nos réservoirs !
Alors que nous commencions à sérieusement déchanter, par chance on nous a indiqué un spot sympas ! Qui s'est avéré carréement top !!! A se demander comment c'est possible qu'il soit encore préservé, là, sur cette côte... A la fin d'une toute petite piste, nous sommes arrivés dans une magnifique crique, surveillée par un gardien (à qui nous avons payé 20 DH la nuit), et où il y avait quelques voyageurs.
Ouf ! Bienvenue à Sidi Ouafi !
1 février 2020

Tout change...

Après quelques jours passés loin de tout dans notre petite crique, nous somes retournés à l'assaut de la côte, recherchant tant bien que mal des spots sympas, prenant des petits chemins, à l'affût.
La côte a énormément changé en 8 ans, des petits villages sont devenus des agglomrations en pleine construction, qui s'étendent autour du centre, sans âme. Nous ne reconnaissons qu'à peine certains lieux que nous avions bien aimés...
Dans notre exploration, nous avons eu la chance de découvrir et de visiter des maisons troglodytes, en ramenant des pêcheurs en stop chez eux, à Aglou.
Et finalement nous avons encore trouvé quelques jolis endroits sauvages dans la région de Mirleft, où on peut encore bivouaquer !!!
C'est donc les pieds (presque les roues!) dans l'eau que nous avons retrouvé deux familles voyageuses...
8 février 2020

Prospection et réminiscences

Après avoir quitté ce super bivouac en bord de plage, nous sommes remontés le long de la côte car nous voulions faire un peu de prospection avant l'arrivée de Marie-France, la maman de Solange.
Nous sommes retournés à Imsouane, pour constater les changements dont nous avions entendu parler. En effet, ce petit village a bien grandi, la petite terrasse s'est transormée en super terrasse branchée, et la petite pâtisserie a été remplacée par quelques surf shops. C'est devenu un lieu super branché pour le surf, mais ça a gardé un peu de son âme quand même... En allant manger dans un petit resto que nous affectionnions lors de notre passage il y a huit ans, nous avons eu l'heureuse surprise d'y retrouver des gens rencontrés lors de notre premeier voyage à Imsouane! Nous avons passé un chouette moment de retrouvailles!
Puis nous avons continué notre prospection le long de la côte en longeant une piste dans les arganiers, en prenant des petites pistes pour découvrir de jolies plages... Cette région est encore très belle et préservée (le goudron est prévu pour bientôt, il va y avoir du changement...).
Le samedi 8 février, ça a été le jour des rendez-vous retrouvailles : nous avons revu Cyrus, qui habite Genève mais que nous voyons plus au Maroc qu'en Suisse (!), puis nous sommes allés à Marrakech, où nous avons bu un thé avec Clotilde (que nous voyons presque plus ici qu'en Suisse (!)), et, enfin, nous sommes allés chercher Marie-France à l'aéroport.
20 février 2020
Marie-France, la maman de Solange, nous a rejoints pour 12 jours sur la côte, dans la région d'Essaouira.
Nous avons commencé par aller trois jours à la plage d'Iftane, atteignable par une longue piste, et encore très sauvage. Seules quleques personnes y habitent, et quelques autres y passent, en âne ou à pieds. Nous avons trouvé une petite maison très spartiate à louer pour Nonna, de quoi lui rappeler sa jeunesse de baroudeuse !!! C'était le calme total, le temps a semblé s'arrêter durant ces quelques jours... En partant, nous avions l'impression de quitter un lieu connu. Même les huit chiens sauvages qui vivaient autour de notre bus nous étaient devenus familiers!
Puis nous avons continué notre route, un peu plus au sud, toujours par une belle piste dans les arganiers, jusqu'à Timzguida Ouftas. Nous avons passé trois jours dans la famille de Mohamed, qui accueille les touristes chez lui pour partager et faire découvrir sa culture. Ici aussi, le temps a semblé s'arrêter, et ces trois jours ont été très intenses pour tout le monde ! Nous y avons mangé comme des rois, apprenant en même temps certains secrets culinaires. Nous avons également assisté à la préparartion de la fameuse huile d'argan et de l'amlou. Lorsqu'on voit le travail que cela demande, on comprend le prix de vente (c'est comme pour les cerises, lorsqu'on en a ramassé une fois, on comprend leur prix!!!). Et nous avons eu la chance d'assister à la naissance des deux petits chevreaux de Somaya, la chèvre de la maison!!! Ca a été trois jours d'immersion totale dans la famille, qui nous a accueillis avec son coeur ! Le départ était rempli d'émotion !!! Mohamed (et sa famille) aime accueillir des touristes et faire découvrir sa culture. Il est en train de monter un projet et transforme petit à petit sa maison en auberge.
Et pour terminer, nous avons passé trois jours dans le camping de Bhibah, un véritable sanctuaire pour les tortues. Joshua, qui demandait à en voir depuis plusieurs jours a été servi!!! Des petites, des grandes, des femelles, des mâles, toutes pas farouches du tout! Trois jours loin de tout, dans le bruit des vagues et du vent...Et dans le "grand luxe" pour MF, qui, à chaque étape, a eu droit à un peu plus de confort: d'abord la maison spartiate d'Iftane, puis le logement traditionnel chez Mohamed, et enfin une "petite" maison de pierre dans le camping, avec de beaux murs (mais bien froide par ce grand vent), et une douche (...à l'eau salée!).De quoi se refaire une jeunesse!!!
Et finalement, pour clôturer ce petit séjour, Marie-France et Solange ont fait une petite immersion dans la medina d' Essaouira. Quel contrate avec la quiétude de ces dix jours ! Un autre Maroc...
Ces quelques lieux visités, ces quelques expériences variées, nous ont permis de vivre et/ou de découvrir différentes facettes du Maroc à travers les pasyages, les personnes rencontrées, les repas dégustés, les odeurs, les couleurs, les sons...
...Et on a tous été contents de se retrouver et de partager ces moments ensemble...!
29 février 2020

Même si nous avons le temps, et pas l'heure...

Voilà, le temps passe, même si nous n'avons plus tellement de montre mais du temps...
Nous devons quitter le territoire marocain dans quelques jours.
Nous profitons donc des derners jours, des derniers "tout" au Maroc... Derniers poissons grillés, derniers souks, derniers jus, derniers thés à la menthe, derniers couchers de soleil, derniers tajines, dernières sessions de surf, derniers "salam", derniers "Inch Allah!", derniers muezzin à 6h du matin, dernières plages, derniers campings, derniers bouibouis, dernières rencontres, et il y en a encore tellement, des "derniers"!!!
Il y a déjà un peu de nostalgie, mais surtout de la joie et de la reconnaissance pour tout ce que nous avons vécu, vu, goûté dans ce pays...
Nous allons remonter la côte en profitant encore pendant quelques jours, puis prendre le bateau à Tanger Med.
7 mars 2020

La boucle (marocaine) est bouclée

Ce samedi 7 mars au matin, nous revoilà à Tanger Med après trois mois. La boucle est bouclée! Et que de choses se sont passées durant ce temps!!!
Nous n'avons pas fait de bilan, mais plein d'images se bousculent dans nos têtes. Des paysages si différents les uns des autres, des moments passés seuls ou avec des amis rencontrés tous différents eux aussi, des goûts, des odeurs et des ambiances...
Bon allez, un petit bilan, tout petit, quand même?
Le +: "Une réussite"!!!
Le -: un manque de contacts avec d'autres enfants et d'autres familles...
18 mars 2020

Cococo vous avez dit coquoi?

L'arrivée sur le continent européen a été aussi l'arrivée dans le nouveau monde du coronavirus.
Le choc a été assez gros car durant notre séjour au Maroc nous nous étions plongés dans le moment présent et n'avions que peu suivi l'actualité.
Nous avions certes entendu parler de l'arrivée d'un vilain coco mais nous préférions garder ces réjouissances pour quand il en serait temps.
Nous avons eu la chance de quitter le Maroc quelques jours avant qu'ils ne bloquent tout (bateaux et avions)!!!
Et nous avons eu la bonne idée de rentrer directement en Suisse.
Nous sommes accueillis chez les parents de Solange à Satigny. Prêts pour le confinement...!?!
Patapon n'est plus opérationnel à 100%, batteries intérieures mortes, c'est-à-dire plus de chauffage, d'électricité, ni de cuisinière... Et nous ne savons pas quand nous pourrons recevoir les nouvelles batteries...
Bref, on peut dire que depuis début mars, nos pas, ou plutôt nos roues, enfin, ne serait-ce pas notre intuition ou notre bonne étoile? nous ont bien guidés...!!!